Autant de matériaux différents pour un même objet, ayant leurs réactions propres face aux variations hygrométriques et de température…
La restauration ne demeure pas un problème seulement technique quant à la bonne conservation – restauration mais également culturel. Il est impératif de travailler de concert avec les commanditaires ; conservateurs et historiens d’art afin de savoir jusqu’où aller dans le retrait ou l’allègement de tels ou tels vernis ou anciens repeints. La déontologie est de rigueur : stabilité/réversibilité des matériaux et techniques de restauration. Il nous faut réfléchir à la pérennité de l’œuvre sans altération de son intégrité physique, historique, sans modification de son iconographie, sans difficulté de retraits futurs de notre intervention, car chaque œuvre est amenée à être, un jour, à nouveau restaurée. La règle essentielle à respecter est la réversibilité.

LE SUPPORT
Toile ou bois (différentes matières ou essences : lin, chanvre, coton/chêne, noyer, peuplier…)
La préparation aqueuse
bien souvent, lipidique également et parfois double : colorée ou non selon les époques
La couche picturale
plus ou moins épaisse, est constituée de différentes couches plus ou moins chargées en pigments ou liant
La couche protectrice
plus couramment appelée vernis.





Examiner et analyser afin de comprendre la composition des matériaux ainsi que leurs altérations. Ces constats d’états permettent d’établir un protocole de traitement adéquate, mettant en œuvre les différentes techniques possibles de restauration afin de s’adapter au mieux aux tableaux.

Elle regroupe l’ensemble des étapes visant à stabiliser la structure physique de l’œuvre, condition indispensable à la préservation de la couche picturale.

Elle concerne l’ensemble des interventions directement liées à la matière peinte, avec pour objectif de stabiliser, préserver et redonner une lisibilité à l’œuvre sans jamais altérer l’original.
Nos normes qualités sont éditées par :
L’ICCROM– Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels
Le Code ECCO– Confédération européenne des organisations de conservateurs et restaurateurs.
Ils définissent ensemble le code déontologique des restaurateurs auquel nous adhérons.
L’œuvre d’art en tant que témoignage des époques qu’elle a pu traverser impose qu’on lui laisse son aspect historique. L’œuvre d’art en tant que message offert à la sensibilité de tous les publics, même non avertis, exige qu’on intervienne pour redonner la lisibilité à l’image. Les solutions qui découlent des confrontations de ces deux exigences sont mises en œuvre dans le respect des lois de la Conservation-Restauration contemporaine : La lisibilité, la stabilité, la réversibilité.
Gilberte EMILE MALE, Restauratrice de peintures de chevalets - Découvrir, restaurer, conserver - 1976