Derestauration, Derentoilage – David Finson 2/6

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Derestauration, Derentoilage – David Finson 2/6

Après avoir déposé la toile de son châssis, mis en tension sur un bâti provisoire et posé un papier de protection sur la couche picturale, j’ai pu commencer la dérestauration, à savoir le retrait de la toile de rentoilage. Cette toile a dû être retirée car elle ne jouait plus son rôle de renfort, plusieurs zones en perte d’adhésion entres les 2 toiles ont été identifiées. Des bulles d’air sont alors apparues. Cette instabilité a engendré plusieurs altérations au niveau de la couche picturale.

La toile a été décollée mécaniquement au scalpel. Les résidus de colle ont été retiré par grattage au scalpel. Pour cela, j’utilise la technique du damier qui consiste à avancer progressivement par carrés réguliers permettant de répartir les contraintes. En avançant petit à petit, on réduit les chocs mécaniques sur la couche picturale. C’est une technique de sécurité et de contrôle progressif qui protège à la fois le support toile et la couche picturale.

Une dérestauration est souvent un travail long, fastidieux et minutieux qui est envisagée lorsque l’ancien traitement met l’œuvre en danger et empêche sa bonne conservation. Elle redonne une souplesse et un comportement naturel à la toile originale. Elle permet de supprimer les tensions parasites, de retrouver une planéité cohérente et de préparer un nouveau traitement de conservation plus respectueux.

St Antoine Abbé, 227 x 170 cm, XVIIes, Basilique Primatiale Arles

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